J’ai l’opportunité de pratiquer un métier où je rencontre des gens de différents milieux professionnels venant de partout au Québec. Le changement de carrière est la raison principale de la plupart des gens qui viennent au CFTR. Ce sont des exemples de détermination et de motivation. Sébastien Prévost fait partie de cette catégorie de personnes décidées et motivées à faire un virage dans leur parcours professionnel.
Il est responsable des commandes dans une pépinière des Laurentides depuis quelques années lorsqu’il commence à songer à faire un autre métier pour gagner sa vie. Le transport fait déjà partie de ses choix, mais père de quatre jeunes enfants, il ne trouve pas le temps de retourner aux études. Pourtant, suite à la naissance de son dernier enfant, il se remet en question et décide de faire un métier qui le passionnera, qui le rendra heureux d’aller au travail le matin.
Il décide donc de faire un stage d’une journée pour observer la journée d’un étudiant au CFTR, de poser des questions à l’enseignant sur la formation et les perspectives d’emploi dans le domaine. Satisfait de cette journée, il s’inscrit à une soirée d’information afin de commencer le processus d’admission. Il joint le T17MIR15 au mois de mars 2018 pour son DEP en Transport par camion.
Sébastien s’implique dans sa formation, accepte les défis et participe aux activités et concours si l’occasion lui est offerte. Voici un exemple de sa motivation, le centre invite les étudiants à participer à un concours organisé par l’ACQ (Association du camionnage du Québec) qui consiste à écrire un texte sur les motivations qui mènent à un changement de carrière vers l’industrie du transport. Les gagnants sont éligibles à une bourse remise à la relève dans l’industrie. Sébastien a été sélectionné en tant que méritant représentant du CFTR et fut inviter au congrès de l’ACQ Québec 2018 au manoir Richelieu à Charlevoix.
Il fut parmi les étudiants à représenter le CFTR au championnat régional de Québec où se déroulait le tournoi étudiant le vendredi 15 juin 2018 et le lendemain samedi 16 juin 2018, le championnat avec les conducteurs professionnels de différentes entreprises. De son propre aveux, ce fut deux expériences enrichissantes qui lui ont permis de vivre des moments inoubliables, d’en apprendre d’avantage sur l’industrie tout faisant des rencontres de chefs d’entreprises ainsi que de futurs collègues.
Le voici presque à l’étape finale de la formation, laquelle se terminera au centre le 13 juillet 2018 pour aller en stage dans une entreprise de transport faisant la livraison dans les commerces de restauration. Il réussira son DEP avec mention et sera un exemple de persévérance pour ses enfants. Un changement de carrière lorsque l’on est père de famille n’est jamais simple, il a su relever le défis avec brio. Il réalise un rêve de jeunesse en joignant les rangs des camionneurs professionnels!
Nous sommes heureux que tu sois convaincu d’avoir trouvé ta place, nous te souhaitons bonne chance en plus du succès dans ta nouvelle carrière.
Éric Juneau, enseignant
La relève dans nos groupes
L’an dernier, je vous présentais le portrait d’un jeune (Nicolas Thériault) qui a terminé son DEP en Transport grâce au programme PEACVL. Ce programme donne accès à la formation aux jeunes de 17 ou 18 ans, ils ont à respecter certains critères d’admissibilité pour s’inscrire à ce programme (voir les critères d’admission sur le site internet du CFTR, programme 17-18 ans). Ce projet fonctionne très bien depuis sa création, il contribue au renouvellement des conducteurs de véhicules lourds dans l’industrie du transport. Nous avons de plus en plus de jeunes qui profitent de cette opportunité, notre équipe d’enseignants a eu la chance d’avoir trois de ces jeunes dans notre dernier groupe.
Ils ont débuté leur formation en octobre 2017, Samuel Dupuis-Bissonnette, Justin Leblanc et Simon Thérien. Leur point commun, autre que d’être sur le programme PEACVL, est la motivation. Ces jeunes ont fait abstraction de leur âge et se sont intégrés à leur groupe merveilleusement. Ils ont travaillé fort et réussi leurs modules avec mention. Leur éthique de travail était digne des professionnels.
Par l’obtention du DEP, ces jeunes ont atteint leur compétence avec l’apprentissage des lois et règlements, avec la maîtrise des marches-arrières, avec la planification d’itinéraire ainsi que la conduite en milieu rural et urbain.
Ce programme a permis à ces jeunes de pratiquer le métier qu’ils convoitaient dès maintenant au lieu d’attendre la limite légale prescrite par la SAAQ de 36 mois de possession de la classe 5 (automobile). Leur dynamisme prouve que ce programme fonctionne, leur professionnalisme prouve qu’ils sont capables d’atteindre un niveau d’autonomie suffisant pour travailler à l’intérieur d’une entreprise de transport.
Ces trois jeunes hommes sont dans trois entreprises différentes, transportant des marchandises différentes. Samuel fera du transport de machinerie, Justin fera du transport de matériaux en vrac et Simon fera de la livraison de tourbe.
Voilà des jeunes hommes heureux de se retrouver dans le monde du transport en tant que conducteurs professionnels. Bravo à vous trois, on vous souhaite du succès dans votre carrière!
Éric Juneau, enseignant
Je veux être camionneur !
Découvrez Simon Therrien
Voici un jeune homme, fils de camionneur, qui suivait son père sur le siège de droite dès que l’occasion le lui permettait. Lorsqu’il n’était pas avec son père en livraison durant ses temps libres, il était au garage de son oncle fermier qui possédait quelques camions. L’expression québécoise «avoir du fuel dans les veines» lui va parfaitement. Il n’a pas eu besoin des services d’un orienteur à l’école secondaire pour savoir qu’il voulait être conducteur de véhicule lourd.
En fait, Simon Thérien a eu de la difficulté pour terminer son secondaire, il a cessé de fréquenter l’école en secondaire 3 pour ensuite retourner aux adultes et obtenir son équivalence. Il n’aimait pas l’école. Préférant le travail, il gagne sa vie déjà comme ouvrier agricole sur la ferme de son oncle et passe ses étés dans les champs pour une entreprise qui cultive la tourbe. Il est alors âgé de 17 ans lorsqu’il visite le salon EXPOCAM, salon spécialisé en transport où le CFTR tient toujours un kiosque d’information pour son DEP TRANSPORT PAR CAMION. Il rencontre alors un enseignant qui lui explique le programme PEACVL qui lui permettrait de venir suivre sa formation rapidement.
De retour chez lui, il vérifie avec son employeur la possibilité de se faire parrainer pour respecter une des conditions d’admissibilité au programme PEACVL. L’employeur répond positivement et il s’inscrit au DEP TRANSPORT PAR CAMION. Le processus d’admission terminé, il commence sa formation en octobre 2017.
Il intègre, malgré son jeune âge, le MIR07 à Mirabel de jour, heureux de commencer sa formation. Ce jeune homme a une attitude professionnelle dans sa démarche, il perfectionne ses aptitudes de conduite et pour une fois dans sa vie, il aime l’école. Son amour de la conduite de véhicule lourd lui permet de réussir chacun des 9 modules avant le stage. Ses coéquipiers et lui ont organisé une sortie prolongée d’une durée de 12 heures, ce qui leur a permis d’essayer une remorque de type B-train. De plus, il nous a prouvé son désir d’apprendre durant la formation en demandant d’essayer des camions de marques différentes avec des transmissions différentes, ainsi que des remorques avec deux, trois ou quatre essieux. Il a su démontrer ses compétences au fur et à mesure que les modules défilaient, avec des niveaux de difficulté de plus en plus élevés.
Simon encourage et aide ses coéquipiers, peu importe la situation, le travail ne l’effraie pas. Les collègues ont toujours été reconnaissants envers ce jeune géant qui a toujours été là. Le respect et l’écoute sont d’autres qualités qui le définissent. Pour terminer sa formation et accéder au DEP TRANSPORT PAR CAMION, il lui reste seulement son stage en milieu de travail qu’il a commencé chez la gazonnière qui l’emploie. Voilà un autre exemple de réussite, un jeune homme qui n’aimait pas l’école, mais qui aimait les camions, qui grâce à un programme accéléré d’accès au travail (PEACVL), a trouvé sa voie. Nous te souhaitons, Simon, beaucoup de succès dans ta carrière de camionneur professionnel.
Éric Juneau, enseignant
Chapeau les filles !
Découvrez Annie-Myriam Garant
Je vous présente Annie-Myriam Garant, jeune mère de famille qui s’est inscrite au DEP Transport par camion. Cette jeune femme a débuté sa formation le 20 octobre 2017 dans un groupe où il y avait dix-huit garçons de 17 ans à 55 ans et une autre femme.
Cette femme souriante et dynamique s’est très vite sentie à son aise dans cette cohorte majoritairement masculine, ce pourcentage représentant bien le monde du transport. De plus, l’autre femme du groupe a dû abandonner à la moitié de sa formation, donc Annie était la seule présence féminine du groupe.
Elle s’est présentée avec une attitude de gagnante, très motivée à réussir son DEP. Elle avait l’avantage de connaître le milieu du transport au travers de son conjoint camionneur.
Avec ses questions pertinentes en classe, cela lui a permis d’atteindre les objectifs des modules théoriques tels que possibilités des systèmes d’un camion, règlementation et planification d’un voyage.
Annie, grâce à sa dextérité, s’est taillée une place parmi les meilleures dans la conduite de camion semi-remorque. Elle est capable de faire des gradations et rétrogradations sur différents circuits, procéder à des marche-arrières au quai de chargement de vraie entreprise.
Elle planifie un itinéraire, le suit sur la route pour se rendre chez l’entreprise afin de procéder à la marche-arrière. Elle a une bonne tenue de route, une conduite sécuritaire ainsi qu`une bonne vue d’ensemble pour l’anticipation et les panneaux de signalisation.
Toutes ses bonnes aptitudes lui ont donné l’occasion de réussir haut la main les objectifs des modules pratiques en commençant par les techniques de base, de la conduite en milieu rural et autoroutier ainsi que voyage avec livraison. La persévérance de cette jeune femme lui a permis de réussir toutes ses évaluations de module du premier coup. Pour réussir le DEP, il lui manque seulement de compléter son stage en milieu de travail : ce qu’elle va faire dans une entreprise de béton.
Annie mérite d’être dans ce concours «Chapeau les filles» pour la réussite de son intégration dans ce merveilleux monde du transport.
Éric Juneau, enseignant
Une expérience unique pour deux élèves du CFTR!
J’ai envie de vous faire partager l’expérience de deux élèves du CFTR de Mirabel que j’ai eu la chance de côtoyer lors de leurs formations au DEP Transport par camion. Je vous présente messieurs Jean-Marc Rouleau et Julien Charrette-Théoret.
Ils ont relevé un défi en se mesurant à d’autres élèves dans un tournoi d’habiletés pour conducteur de véhicule lourd. Les élèves en formation en transport par camion ainsi que ceux qui ont terminé dans les douze mois précédents la compétition sont invités à participer à ce tournoi. Les quatre premiers de chaque catégorie participent au Championnat provincial des chauffeurs professionnels de camion le lendemain. Ces deux épreuves sont organisées en collaboration avec l’industrie et l’Association du camionnage du Québec.
C’est ainsi que Julien et Jean-Marc ont participé au tournoi des élèves. Leurs formations se trouvaient à mi-chemin, n’ayant pas encore de classe 1 en poche, ils ont pu s’inscrire, car ils répondaient aux critères d’éligibilité.
Je vous résume cette épreuve qui se divise en deux volets, la première partie est un examen théorique sur les connaissances générales dans le monde du transport. La deuxième partie est le tournoi d’habiletés en circuit fermé; c’est un parcours comportant différentes épreuves telles que le reculons, un arrêt arrière à une pesée, ruelle en saillie, dégagement en rétrécie, serpentin et la cible.
Jean-Marc, avec son esprit compétitif, à bien aimé sa participation et il a réussi à décrocher une quatrième place, qui lui a valu une invitation au Championnat provincial. Avec une dixième position, Julien a trouvé intéressant et positif de pouvoir se mesurer à d’autres conducteurs plus expérimentés que lui. Ils ont trouvé enrichissante leur participation à ce tournoi des élèves.
De retour en formation, les deux comparses ont réussi leur classe 1 ainsi que tous les modules qui leur restait pour réussir le DEP. Julien a conclu une entente avec un transporteur automobile pour un stage et Jean-Marc avec un transporteur de vrac et général. Ils songent à la possibilité de refaire la compétition l’an prochain, en attendant ce moment les deux confrères sont prêts faire le saut en entreprise pour leur carrière de camionneur professionnel.
L’équipe vous souhaite de la route, du plaisir et une carrière bien remplie.
Éric Juneau, enseignant Mirabel
Un exemple de détermination
Découvrez Ghennadii Calencea
Voici le parcours d’un homme de 43 ans arrivé au Québec voilà deux ans. Du métier de boucher à camionneur en passant par un séjour obligatoire à l’armée qui le dirigea à une carrière comme spécialiste en sécurité nationale. Le tout sur deux continents différents. Un parcours tortueux vu de l’extérieur, mais tellement à l’image de l’homme de 43 ans originaire de Moldavie, c’est-à-dire volontaire et déterminé.
Son pays d’origine est situé entre la Roumanie à l’ouest et l’Ukraine à l’est, on y parle russe et roumain. À son arrivée au Québec, Ghennadii ne parlait ni français ni anglais. Il a travaillé dans une épicerie de quartier on l’on parlait les langues de son pays natal. Après presque deux années à travailler aux cuisines de l’établissement, il avait envie de changer de métier, des amis camionneurs lui ont suggéré de faire partie des leurs, ils lui ont aussi recommandé le CFTR comme formation. Une très bonne idée qui comportait un handicap majeur face à la langue.
Il s’informe tout de même au sujet du programme Transport par camion et entame le processus d’admission. Il débute la formation au mois de janvier 2017 dans le groupe T16MIR11. Son intégration à la langue française débute au jour un du DEP ; du même coup malgré sa détermination il prend conscience de son problème de français. À la fin de sa première journée, il n’a pas compris, il n’a pas été capable de s’exprimer, de dire plus de deux phrases consécutives. Il souhaitait avoir sa femme pour traduire les informations transmises par l’enseignant, ce qui lui a été refusé.
En homme décidé et déterminé qu’il est, il fonce, il fait l’effort de comprendre. Il prend les moyens nécessaires pour sa réussite. À la pause, il questionne, il enregistre tout ce qu’il peut sur sa clé USB, le soir chez lui il passe la nuit à traduire, réécrire ses notes pour être prêt pour la journée suivante de théorie. Les deux premières semaines au CFTR se passent en théorie, ce sont des journées très exigeantes pour tous les étudiants, les semaines qui suivent comportent moins de journées en classe. Notre homme, grâce à ses qualités, persiste et passe au travers de cette première partie de formation, il en ressort grandi, mais fatigué.
Ghennadii désire maitriser la langue française, il s’intègre au groupe, réussit les examens pratiques et théoriques. Il comprend les blagues et les échanges entre les confrères. Avant la fin de son parcours scolaire avec nous, il discutait, racontait des blagues : nous avons pu découvrir un homme jovial et farceur, de plus il lisait et planifiait les exercices lors des pratiques.
Il termine sa formation avec l’obtention d’un MÉRITAS pour la mention persévérance scolaire voté par ses collègues du groupe. Il a terminé son stage dans une entreprise de transport de la Rive-Sud, il a obtenu son module 10 donc tous les crédits nécessaires pour le DEP en Transport par camion.
Les objectifs personnels de Ghennadii ont été atteints avec mention due à son courage, sa volonté de réussir et sa détermination qui lui ont permis de maximiser les efforts dans sa formation ainsi que son intégration dans le monde francophone. Félicitations à toi, bonne chance dans le monde du transport. Tu es un modèle d’intégration et de réussite!
Éric Juneau, enseignant Mirabel
UNE ÉCOLE DE QUARTIER INSPIRANTE
Découvrez Mikaël Émard
Lorsque vous habitez dans le même quartier qu’un centre de formation professionnelle en transport et que vous avez une attirance pour les poids lourds, le petit garçon en vous souhaite devenir étudiant de ce centre, de faire partie des apprentis conducteurs que vous observez en vous rendant, d’abord au parc, ensuite à l’école primaire et plus tard au secondaire. C’est exactement ce que Mikaël Émard, maintenant âgé de 21 ans, a vécu en habitant dans la même ville que le Centre de formation du transport routier de Saint-Jérôme (CFTR). Aujourd’hui, il termine son DEP en Transport par camion et est prêt pour un poste à temps plein dans l’industrie du transport.
Au secondaire, il a eu la chance de visiter l’Explomobile; un camion semi-remorque dans lequel il est possible d’explorer les différents programmes de formation professionnelle offerts à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN). Mikael y a exploré le métier de camionneur et a pris connaissance de la formation offerte au CFTR et des règles d’admission.
Avant de faire son entrée au CFTR, il gagna sa vie avec des emplois saisonniers. Durant cette période, il rencontra un agent d’Emploi-Québec qui lui recommanda de faire des tests d’aptitudes. Les résultats lui confirmèrent son goût pour le travail de conducteur de véhicule lourd : sa décision fut d’enclencher le processus d’inscription au CFTR.
Il commença sa formation à l’automne 2016 dans un groupe de jour pour la terminer en janvier 2017. Dans le cadre du projet Méritas, ses enseignants lui ont décerné le certificat « Profil d’employabilité élevé » afin de souligner son attitude positive, son esprit d’équipe et son autonomie.
Il vise le transport local pour commencer sa carrière de camionneur. Par la suite, il aimerait trouver un poste dans une entreprise de transport en vrac ou de transport de matières recyclables.
Les aptitudes que Mikael possède font de lui un candidat idéal pour les entreprises de transport, nous sommes certains qu’il va trouver un emploi à son goût. Bravo Mikaël et bonne route!
Éric Juneau, enseignant
J’ai choisi le métier de camionneur
Découvrez Nicolas Thériault, élève inscrit au programme enrichi d’accès à la conduite de véhicules lourds (PEACVL) T16MIR-03
Ce jeune homme de 18 ans, avec son permis probatoire de classe 5 s’ennuyait au CÉGEP et, depuis son tout jeune âge, il rêvait de camion. Dans sa jeunesse, il accompagnait son père en camion les week-ends et se cachait dans la couchette quand l’entreprise n’autorisait pas les passagers. De retour chez lui, il regardait les camions passer sur les routes en se disant qu’un jour, il allait en conduire un.
Plusieurs personnes ont essayé de le faire changer d’idée durant sa période d’études secondaires. On lui disait que les salaires n’étaient pas élevés, que les horaires étaient difficiles, que ce n’était pas un vrai métier. Son intérêt pour les véhicules lourds lui a permis de remarquer les camions du CFTR sur l’île de Montréal. Par curiosité, il alla visiter le site internet du CFTR pour la première fois à l’âge de 12 ans. Malgré son désir de pratiquer le métier de camionneur, il se dirigea vers une formation collégiale.
Puis, un jour, alors qu’il revisitait le site internet du CFTR, il prit connaissance du PEACVL. Il s’aperçut qu’il remplissait presque toutes les conditions d’admission. La décision de Nicolas fut rapide; il quitta ses études afin de réaliser son rêve: conduire un véhicule lourd.
Son père, toujours à l’emploi d’une entreprise de transport, fut le lien pour l’un des critères d’admission. Le programme prévoit que le participant doit se trouver une entreprise qui le « préembauchera » en plus de répondre aux autres exigences du PEACVL. La rencontre avec son futur employeur fut un succès; le patron avait déjà embauché des finissants du CFTR. Il trouvait la formation pertinente et complète pour les nouveaux conducteurs. Pour ses raisons, l’employeur fut emballé par le programme et accepta de parrainer Nicolas.
Nicolas commença son DEP à Mirabel âgé de 18 ans en septembre 2016. Le plus jeune de sa classe, il est discret avec un petit côté timide. Il est très appliqué et attentif en classe, il pose des questions pertinentes sur les différentes facettes du transport. Nicolas est perfectionniste tout en ayant un bon esprit d’équipe, avec une attitude toujours positive. Les qualités qu’il possède lui ont permis une intégration facile dans son groupe; il est respecté et fait partie de la gang.
Il aime la formation, le déroulement des modules, le suivi avec les enseignants. Il se trouve chanceux de pouvoir conduire différentes marques de camions neufs, ainsi que différents types de remorques en formation pratique. Il trouve pertinent le module 9 qui fait un lien avec la réalité du transport.
En somme, Nicolas est heureux de son choix de carrière, heureux aussi que ce programme d’accès pour les jeunes conducteurs existe. Il est convaincu d’avoir pris la bonne décision en écoutant ses désirs et son instinct, de n’avoir pas tenu compte de l’opinion des autres envers le monde du transport. Je lui ai demandé s’il avait un message pour les futurs jeunes participants au programme, sa réponse fut instantanée : «N’hésitez pas à faire un DEP en transport même si les amis vont au CEGEP, camionneur c’est une vraie job, si on cherche bien, il y a des meilleurs salaires qu’on croit et laisser faire les préjugés.»
Toute l’équipe du CFTR te félicite et te souhaite du succès dans ta carrière de camionneur professionnel.
Éric Juneau, enseignant
Portrait d’un jeune homme déterminé
Je vous présente le parcours de M. Jonathan Naggar , 32 ans, qui habite la région de Gatineau.
Il fait sa formation à Mirabel dans le groupe de soir T15MIR20.Ce jeune homme n’a pas toujours trouvé la vie facile depuis son enfance.
Dès la naissance, Jonathan vient au monde avec un syndrome d’Alagille qui lui cause des problèmes physiques tels qu’un foie fragile, un souffle au cœur et des problèmes de vessie. De plus, dans sa première année de vie, son corps ne se développe pas normalement et sa moelle osseuse est déficiente. Le diagnostic des médecins est dur pour les parents : l’enfant ne pourra marcher. Contre toute attente, un petit miracle survient, la moelle se rétablit et il commence à marcher vers l’âge de trois ans.
Ce syndrome change aussi sa physionomie : il subit une opération pour replacer ses oreilles, son nez est légèrement différent et son gabarit est plutôt petit pour sa grandeur. Mais ce jeune homme est doté d’une bonne endurance physique et ses différences vont l’obliger à développer sa force mentale, sa volonté de réussir.
Jonathan est un enfant plutôt introverti; il n’a pas beaucoup d’amis à cette époque. Il a une famille solide qui l’encourage constamment, il est moins seul. Sa famille et lui font de petits voyages estivaux sur la côte est des États-Unis, ce qui lui permet de passer au travers des épreuves scolaires et de terminer son secondaire pour ensuite, faire un cours de technicien sonore. Il rêve de posséder son propre studio d’enregistrement, la musique est une passion pour lui.
Ce milieu étant restreint et difficile, il se tourne vers d’autres métiers pour gagner sa vie. Après quelques années, il se retrouve manutentionnaire dans une entreprise de transport. Il obtient la tâche de charger et de décharger les remorques. Jonathan se voit très bien comme camionneur, il questionne et se renseigne sur les exigences et conditions du métier.
Jonathan va de l’avant avec son projet, déterminé comme il est, il trouve le CFTR et passe au travers des étapes d’admission et devient étudiant de soir à Mirabel. Il quitte sa conjointe ainsi que sa belle-fille la semaine pour suivre la formation. Il adore la formation, la camaraderie dans son groupe, ce qui l’aide à passer la semaine à Mirabel, loin de sa conjointe.
Voilà un exemple d’un enfant qui a su persévérer, traverser quelques périodes noires, qui devient un homme avec le goût de réaliser un rêve, celui d’avoir un métier qu’il aime, qui lui permet d’avoir sa maison, d’aider sa conjointe et sa belle-fille, d’accéder à une vie meilleure.
Bonne chance Jonathan dans la réalisation de tes projets, le courage et la détermination en toi vont t’aider à ta réussite.
Éric Juneau, enseignant CFTR Mirabel
PAUL-ANDRÉ VOURLESSIS – Un bel exemple de détermination!
Ayant eu une vie professionnelle bien remplie, une nouvelle flamme ravive le cœur de ce jeune homme de 66 ans. Pendant 14 ans, il a œuvré au sein de la compagnie Voyageur comme chauffeur d’autobus mais cette fois-ci, c’est au volant d’un tracteur semi-remorque qu’il veut mettre à profit ses expériences passées sur la route. En octobre 2014, il débuta son DEP en Transport par camion. Malgré un début de formation difficile, il se dit maintenant confiant et beaucoup plus détendu derrière le volant. Comme fin de carrière, il est très fier de s’intégrer à un secteur professionnel en constante évolution.
SARAVANAN PALANISAMY – Heureux destin! En 1992, Saravanan avait 5 ans lorsque son père prit la décision de quitter son pays d’origine considérant que sa famille n’était plus en sécurité. Le Sri Lanka était confronté à de nombreuses difficultés: problèmes politiques, guerres civiles et génocide. Malgré son tout jeune âge, ce fut un point marquant dans sa vie; partir de son pays natal laissant tout derrière lui : grands-parents, oncles, tantes, cousins, cousines et amis.
C’est à Montréal qu’il a vécu son enfance et poursuivi ses études. Son expérience professionnelle s’est développée dans différents domaines comme par exemple, spécialiste technique chez Sears, agent de sécurité et de télécommunication chez Rogers. C’est au mois de décembre 2014 qu’il décida que son rêve d’enfance deviendrait une réalité et pour le concrétiser, il utilise comme rampe de lancement, le CFTR. Il est passionné de camion et de conduite et c’est une fierté pour lui de pouvoir étudier au CFTR.
JESSICA MONETTE – Une jeune gamme passionnée
Écouter Jessica, c’est vivre ses passions! Elle nous raconte son histoire avec tellement d’enthousiasme, les yeux pétillants, débordante d’énergie. À travers son regard, elle lève le voile sur son début de vie bien rempli. C’est avec conviction et détermination qu’elle mène ses projets à terme.
À l’âge de 13 ans, avec la complicité de sa mère, elle a convaincu son père de faire l’acquisition de son premier cheval. Voyant l’engouement et l’amour que leur fille avait pour les chevaux, ils décidèrent d’acheter un petit ranch familial. Elle a appris très jeune à se responsabiliser, car c’est elle qui devait défrayer les coûts d’entretien de son cheval et s’en occuper 365 jours par année matin et soir, et ce, sans répit. Elle doit nettoyer le box, nourrir, brosser et entraîner son cheval. Aujourd’hui, Jessica possède deux chevaux « Quarter horse » et elle participe à des compétitions de barils au niveau provincial!
Du côté scolaire, elle a obtenu son DEP en Mécanique de véhicules lourds routiers en 2011. Elle dit qu’elle aime connaître comment fonctionne les choses et qu’ainsi, elle peut mieux se débrouiller s’il survient un problème. Elle a participé au concours « Chapeau les filles » dans le cadre de son DEP en MVLR et a remporté une bourse de 500$ au niveau provincial.
Au mois de novembre 2014, elle débute son DEP en Transport par camion au CFTR. Ses cours se déroulent bien et elle obtient de bons résultats. Elle reçoit beaucoup d’encouragement de la part de ses parents. Pour terminer, son stage est confirmé chez Transport SM Express. Elle dit que l’entreprise a une belle flotte de camion et qu’elle serait très fière d’y travailler.
PATRICK ÉTHIER – La réalisation d’un rêve!
Dès son tout jeune âge, Patrick se demandait quel genre d’homme pouvait parvenir à manœuvrer un tel mastodonte. Il était très impressionné de voir un véhicule aussi long parcourir les routes. Dans la tête de ce petit garçon, ses pensées idéalisaient l’homme derrière le volant et jusqu’à maintenant, il lui a toujours voué un très grand respect.
Comble de bonheur, par pur hasard, il a croisé sur son chemin un diplômé du CFTR qui l’a rassuré, car il croyait à tort que le cours lui serait inaccessible financièrement.
Dans sa vie professionnelle, il considère qu’il a fait beaucoup d’essais/erreurs, mais cette fois-ci, c’est la bonne! Il s’est aperçu que depuis qu’il a débuté son cours au CFTR au mois d’octobre 2014, il ressent un grand bien-être lorsqu’il est sur la route.
Père de deux adolescents de 15 et 17 ans, il préfère faire du transport urbain ou interprovincial afin de rester à proximité du noyau familial.
Aujourd’hui, il se dit très fier, car il est devenu cet homme qui l’a tant fait rêver dans son enfance. Pour terminer, il tenait à souligner le travail exceptionnel de ses enseignants.
EVE GASTIN GAZEMAR – Le temps, ce mystérieux inconnu… Le passé, c’est un moment de vérité, car il est une source inestimable d’expériences et de souvenirs vécus dans lequel on puise pour atteindre une vie meilleure. Le présent, c’est le temps le plus précieux, car il ne reviendra plus. C’est la vie à l’état pur; c’est notre 100%. Ce sont des sentiments ressentis en direct, la joie ou la tristesse. Mais qu’en est-il du futur, ce mystérieux inconnu qui améliore ou détruit nos vies à tout jamais? Eve Gastin Gazemar en sait quelque chose quand, en 2010, la terre s’est mise à trembler à Port-au-Prince en Haïti. La magnitude enregistrée sur l’échelle de Richter était de 7,8. La puissance du séisme a été à un point tel que sa maison s’est effondrée et que 300 000 personnes y ont laissé leur vie.
Au moment des événements, sa famille se trouvait à l’intérieur de la maison, heureusement ses cinq enfants et son épouse ont été épargnés. Son statut professionnel et économique venait d’en prendre un coup. De professeur en biologie au Lycée Saint Pierre en Haïti depuis 25 ans à sinistré en l’espace d’un court moment. Sa vie prendra une tout autre tournure. L’épicentre du séisme a été enregistré à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti; tout était détruit. De l’aide internationale a été dépêchée. À peine quelques jours après le drame, la senteur de la mort devenait insoutenable. Puisqu’il n’avait plus aucune ressource et de vie possible à Port-au-Prince, il décida de retourner dans sa ville natale avec sa famille, mais il comprit vite que les ressources deviendraient insuffisantes, car toute la population était également déplacée vers les provinces.
Voyant l’urgence de la situation, le gouvernement du Québec a permis aux résidents haïtiens du Québec de faire entrer leur famille pour qu’ils obtiennent leur permis de résident permanent. C’est en juin 2012 qu’Eve Gastin a décidé de venir s’établir au Québec avec sa famille pour leur offrir de meilleures conditions de vie. Arrivé au Québec, il travaille comme agent de sécurité après avoir suivi un cours au Centre de formation Compétence-2000 à Laval. C’est chez Agropur à Longueuil pour le compte de la compagnie Garda qu’il fait ses premières expériences. Mais il se lasse vite de ce travail. Heureusement, il a la chance de côtoyer des chauffeurs de camion par le biais de son travail. Ceux-ci lui suggèrent comme alternative le CFTR. Pour lui, c’est sa porte de sortie et il doit réussir à tout prix!
Jamais trop tard pour se refaire une vie…
Claude Dupuis, cet homme de 48 ans reprend les guides de sa vie, après un parcours professionnel aux emplois différents, travailleur acharné, fonceur et motivé, il a eu à relever de nouveaux défis qui lui causeront des soucis de santé.
Son histoire débute dans la région des Laurentides, alors qu’il était âgé de 12 ans. Claude avait le goût de l’entreprise, il offre ses services de tonte de gazon l’été et l’hiver, il range sa tondeuse pour sa souffleuse. Il poursuit ainsi plusieurs années tout en augmentant son volume de clientèle. Adolescent, il est très sportif, il pratique le karaté de haut niveau et atteint la ceinture noire. Il fait aussi beaucoup de vélo, il peut parcourir jusqu’à 60 kilomètres par jour. Cadet de l’air à cette époque, il s’engage dans l’armée pour pratiquer le métier de plongeur-démineur. Il atteint son d’objectif en participant au camp d’entraînement pour le métier convoité; malheureusement il constate que le cadre de vie ne lui ressemble pas, il quitte donc l’armée.
Au fil des années, en travailleur acharné qu’il est, il recherche l’autonomie et gagne sa vie comme salarié pour différents employeurs en ayant des contrats personnels en entretien paysager et de bâtiments. Par la suite, il occupe un poste en entretien ménager dans un hôpital, il aime le milieu hospitalier et décide de retourner à l’école pour suivre une formation d’infirmier auxiliaire. Il n’apprécie pas ce qu’il constate de la réalité de ce métier, il ne le pratiquera pas.
Après avoir quitté le milieu hospitalier, il débute dans le milieu de l’esthétique automobile. Il grimpe les échelons pour devenir copropriétaire d’un commerce. Le magasin fonctionne bien, mais des problèmes de comptabilité surviennent et il fait faillite. Il retourne sur le marché du travail comme livreur de matériaux de construction le temps de se refaire une tête suite à l’épisode infructueux qu’il vient de vivre.
Le CV impressionnant de Claude lui permet d’obtenir une opportunité de travail dans un camp de la Baie-James. Il devient acheteur : il s’occupe de la logistique des campements, de l’entretien technique et veille sur tous les besoins des travailleurs lorsqu’ils reviennent des chantiers. Ce contrat dure 2 ans puis il est transféré au camp du projet de la Romaine, où il occupe les mêmes fonctions. Cette période heureuse et enrichissante de sa vie dure presque 8 ans. Il revient en octobre 2015 auprès de son épouse de toujours et à la vie sociale. Cet emploi lui a permis de régler ses soucis financiers, mais a eu des conséquences sur sa santé; il a subi une importante prise de poids. Une rencontre avec son médecin de famille lui confirme qu’il ne peut plus vivre avec ce surplus de poids très longtemps.
Claude a toujours eu des objectifs dans sa vie, il s’en fixa deux autres. Du côté professionnel, il décide de suivre la formation en transport au CFTR afin de réaliser son vieux rêve de camionneur. Son amour des véhicules lourds remonte à son enfance, il a lui-même fait du transport avec un pick-up attelé à une remorque, il a conduit aussi des camions porteurs pour effectuer des livraisons de matériaux de construction et dernièrement, il côtoyait les véhicules lourds aux chantiers. Son deuxième objectif concerne sa santé, il doit perdre du poids. Il suit présentement un régime amaigrissant et attend une confirmation pour une opération de chirurgie bariatrique. Cette chirurgie, combinée à un régime, fera de lui un homme avec quelque deux cents livres en moins.
L’homme ambitieux est déjà prêt pour le marché du travail. Lors de la journée des employeurs qui s’est tenue en octobre 2016 au CFTR, il a rencontré une entreprise de transport longue distance qui est prête à l’intégrer après sa convalescence. Il est convaincu que son choix d’être camionneur lui permettra de satisfaire son besoin d’autonomie, tout en étant fier de représenter une entreprise connue. Il se voit très bien dans quelques années vivre aux États-Unis tout en poursuivant sa carrière de camionneur.
Cet homme qui s’est toujours relevé les manches pour passer au travers des épreuves le refait une autre fois, il termine sa formation avec une promesse d’embauche dans une grande entreprise de transport, il reprend le contrôle sur sa santé pour le prochain bout de route qu’il entreprend. Bonne réussite dans l’atteinte de tes objectifs Claude!